En décrépitude depuis plusieurs années dans les jardins du bureau de l’arrondissement de Beauport, la fresque historique Desjardins réalisée il y a plus de 20 ans sur le mur ouest de la maison Rainville, à l’angle de la rue Saint-Jules et de l’avenue Royale, devrait être restaurée d’ici 2027.
La présidente de l’arrondissement et conseillère du district de Robert-Giffard, Isabelle Roy, en a fait l’annonce, le 24 avril dernier, lors de sa rencontre d’information annuelle tenue au Centre de loisirs Monseigneur-De Laval.
« C’est une démarche initiée en 2022 dont je suis très fière. Je me suis fait dire non tellement souvent dans ce dossier sur la restauration, l’emplacement et le remplacement, mais j’ai persisté et identifié une zone grise qui nous a permis de trouver une voie de passage. Ma ténacité sera récompensée sous peu car le conseil de ville de Québec adoptera bientôt une modification réglementaire venant protéger les droits acquis de la murale de Beauport, mais aussi de ses deux sœurs dans le Vieux-Québec. Il faut dire que la production de murales dans les sites patrimoniaux est interdite par le ministère de la Culture, mais comme le mur de l’immeuble doit être restauré, la murale était en danger et son droit acquis d’emplacement sera désormais protégé. Une nouvelle murale pourra donc être produite au même endroit à la suite des travaux. La Société d’art et d’histoire de Beauport sera mise à contribution et il y aura possiblement un concours d’art public », a souligné madame Roy au journal en précisant que la murale devrait être produite d’ici 2027.
RAPPEL DES MOMENTS FORTS AYANT MARQUE BEAUPORT
En 2005, les Maîtres Muralistes Canadiens, un regroupement d’artistes de Québec et de Lévis, avaient été choisis afin de mettre en scène cette fresque en trompe-l’œil qui symbolise des moments forts ayant marqué Beauport depuis sa fondation en 1634.
Par une série de tableaux constituant la galerie du temps, la fresque souligne l’importance de quelques personnalités qui ont bâti Beauport. Se retrouvant dans un décor montrant le manoir Montmorency qui surplombe la chute, le spectateur est invité à visiter une galerie en trompe-l’œil et à prendre part aux derniers préparatifs de l’exposition.
On peut notamment y voir M. Rainville, qui fut propriétaire de la maison, posant pour le peintre Jean Paul Lemieux, autrefois résident et digne représentant de la vitalité culturelle du milieu. Des ouvriers manipulent une immense toile encadrée montrant l’avenue Royale et la première caisse Desjardins de Beauport. Élément central de la fresque, cette toile témoigne de la volonté de Desjardins d’être, hier comme aujourd’hui, présente au cœur du quartier. Sur le mur sont accrochés les portraits d’Étienne Parent et de Charles Michel d’Irumberry de Salaberry, des tableaux représentant des travailleuses de la Dominion Textile au pied de la chute Montmorency, le moulin sur la rivière Beauport et le couvent de Beauport.
Photos :
Cette fresque mise en œuvre en 2005 par la Commission de la capitale nationale du Québec, la Caisse Desjardins de Beauport et la Ville de Québec s’inscrivait dans le contexte de la mise en place d’un parcours culturel et mémoriel liant les agglomérations de Québec et de Lévis. ( Photos : Michel Bédard)







